CAN 2025 au Maroc : le sport pris pour cible par la désinformation..Par Ahmed LAAYOUNI

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Par  : Ahmed LAAYOUNI

 

 

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée par le Maroc, devait être un moment de rassemblement continental autour du sport et des valeurs de fair-play. Elle s’est toutefois déroulée dans un contexte marqué par une campagne de désinformation organisée, visant à ternir l’image du pays hôte et à remettre en cause la réussite de l’événement

Dès l’attribution de l’organisation au Maroc, une partie des médias algériens officiels et semi officiels a adopté un ton hostile, qui s’est transformé, avec le début de la compétition, en une offensive médiatique structurée. Infrastructures prétendument défaillantes, incidents isolés présentés comme des échecs majeurs, rumeurs sur les conditions d’accueil des supporters et mise en cause de l’arbitrage : autant d’éléments relayés de manière répétitive pour imposer l’idée d’un tournoi mal organisé

Cette offensive a été amplifiée sur les réseaux sociaux par des réseaux de comptes anonymes opérant de façon coordonnée. Vidéos sorties de leur contexte, hashtags répétés en français et en anglais, attaques contre des journalistes africains favorables à l’organisation marocaine : tout a concouru à fabriquer artificiellement l’image d’un prétendu mécontentement africain

Cette stratégie s’inscrit dans une véritable « guerre de l’information », où le sport devient un instrument de confrontation symbolique. Le ciblage du Maroc s’explique aussi par la place croissante qu’il occupe en Afrique, tant sur le plan sportif qu’économique et diplomatique, et par la visibilité qu’a offerte la CAN à ses investissements et à son savoir-faire organisationnel

Si une large partie du public africain a pu constater directement la qualité des infrastructures et de l’accueil, la répétition des mêmes récits trompeurs a néanmoins influencé certains segments de l’opinion, particulièrement dépendants des réseaux sociaux pour s’informer

L’expérience de la CAN 2025 souligne ainsi l’urgence, pour les pays organisateurs et les instances sportives, de développer une communication internationale crédible, de renforcer leur présence numérique et de coopérer étroitement avec la presse africaine indépendante afin de contrer les campagnes de manipulation

Car, au-delà du bruit médiatique, ce sont surtout les faits qui demeurent : des stades modernes, une organisation maîtrisée et une fête du football africain vécue par des millions de supporters. Autant de réalités qui résistent, à long terme, à toutes les opérations de désinformation

 

 

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